Des zombies gays philippins enflamment le festival de Gérardmer

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7 février 2013 - 10:00:00
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Un film philippin avec des zombies homos complètement déjanté a fait un tabac au dernier festival du film fantastique de Gérardmer. 

 

Et si, en lieu et place du blanc de la neige, le festival du film fantastique de Gérardmer avait choisi pour emblème officiel de sa vingtième édition le drapeau arc-en-ciel ? On peut légitimement se le demander, au vu du début de la compétition. Après le très gay-friendly House of the Last Things (film de maison hantée assez barré, sous influence de Lynch, Kubrick et Gregg Araki), les festivaliers ont semble-t-il trouvé leur chouchou : Remington and the Curse of The Zombadings. Un ovni venu des Philippines avec des zombies gays !

 

Le pitch : Lorsqu'il était enfant, Remington n'aurait pas dû insulter au cimetière un vieux travesti en deuil. Pour se venger, ce dernier va jeter au gamin homophobe un sort dont les conséquences seront visibles des années plus tard. Ainsi, alors qu'il est amoureux d'une jeune femme, le vilain garçon va être agressé par d'étranges gogo-dancers à perruques. Métamorphose : Remington se met à porter des t-shirts colorés moulants, à parler dans un anglais très flashy, glousser de manière très expressive, et éprouver du désir pour l'un de ses vieux amis… Notre hétéro pur jus serait-il en train de virer de bord ?

 

Au même moment, dans cette petite ville non loin de Manille, un serial killer abat froidement des homosexuels qui, une fois décédés, se voient pousser la coupe de cheveux de Diana Ross ! L'arme du crime ? Un gaydar en forme de sèche-cheveux disco qui, originellement, devait permettre de reconnaître les boucs gays et qui, suite à un problème d'ingénierie, s'est transformé en pistolet laser parlant ! Et si l’on vous dit qu'une séance de spiritisme va tourner au show style clip de Frankie Goes To Hollywood et qu'il y aura aussi une attaque de zombies gays, vous nous croyez ?

Comme vous l'aurez compris, ce long-métrage signé Jade Castro n'a pas grand rapport avec le cinéma de Brillante Mendoza. Si elle ne brille guère par le brio de sa mise en scène (absente) et s'il faut mettre au placard son amour du bon goût, cette comédie déjantée – et vraiment irrésistible – grossit à outrance tous les clichés, avec un ton potache (du Max Pécas gay ?) assumé et une certaine efficacité. Toujours pas de date de sortie prévue dans les salles, mais parfait pur une soirée vidéo entre amis. Zombies ou pas.

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